Néphrectomie partielle

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Plusieurs voies d’abord permettent d’accéder au rein :

  • une incision classique antérieure ou sur le côté au niveau lombaire
  • ou une voie coelioscopique (vidéochirurgie).

Le choix est fait en fonction de la localisation de la tumeur, de votre morphologie et des habitudes de votre chirurgien.
Il est possible :

  • qu’une sonde soit mise en place dans l’uretère au cours de l’intervention,
  • que la voie d’abord soit modifiée pendant l’intervention en raison de difficultés.

Le geste chirurgical consiste à enlever la tumeur en préservant le rein sain. Dans la plupart des cas, la vascularisation du rein doit être interrompue momentanément par un clampage (occlusion temporaire des vaisseaux vascularisant le rein), le temps de l’exérèse de la tumeur.
En fin d’intervention, des drainages peuvent être mis en place. Ils permettent de surveiller les écoulements par le site opératoire.

La pièce opératoire retirée lors de l’intervention est secondairement analysée au microscope lors de l’examen anatomopathologique

Pour surveiller le bon fonctionnement des reins et vous éviter d’avoir des difficultés urinaires au réveil, une sonde urinaire est mise en place pendant l’anesthésie. Cette sonde est rarement responsable d’un inconfort.
La douleur liée à l’intervention relève de médicaments antalgiques administrés régulièrement. Un cathéter peut être placé dans la cicatrice pour diminuer les douleurs des premières heures.
Vous êtes autorisé habituellement à vous lever dès le lendemain de l’opération et à vous réalimenter dès la reprise du transit intestinal.
Le moment de l’ablation du ou des drains et de la sonde urinaire est variable et est défini par le chirurgien.
L’hospitalisation dure environ une semaine et une convalescence de quelques semaines est nécessaire.